Ah le Printemps

Déjà un mois que le printemps est là~ Et nos chers amis japonais ont une tradition pendant cette saison. Il s’agit du Hanami ! Mais de quoi s’agit-il ? Laissez moi vous expliquez.

Le hanami (花見) est la coutume traditionnelle japonaise qui consiste à apprécier la beauté des fleurs, principalement les fleurs de cerisier ( Sakura ). À partir de fin mars ou début avril, les sakura entrent en pleine floraison partout dans le Japon. De nos jours, le hanami se résume souvent à profiter de cette saison pour manger, discuter, chanter sous les cerisiers en fleur. Cette coutume est au printemps ce que momijigari, l’observation de Koyo (le changement de couleur des feuilles ), est à l’automne. De nos jours, la coutume existe toujours. Durant la période de floraison des cerisiers, les Japonais partent pique-niquer en famille ou entre amis sous ces arbres.

Témoignage de Joëlle :

VOYAGE AU PAYS DES SAKURAS

Nous sortons de l’aéroport d’OSAKA vers 9 h et prenons le train pour Tennoji où Nicolas nous attend. Le temps de déposer les valises, et nous voilà au pied du château d’Osaka, où la foule se presse.

C’est le printemps. Une bonne saison (mars – avril) pour découvrir le Japon. Au printemps, les célèbres « sakura » (cerisiers japonais) sont en fleurs. C’est une floraison éphémère qui ne dure guère plus qu’une semaine ou deux. C’est l’occasion pour les japonais de fêter HANAMI, et ils sont nombreux à suivre la tradition qui consiste à se rendre dans les parcs pour y admirer la floraison des cerisiers. Sur une bâche bleue, ils s’installent sous les cerisiers en fleurs pour un pique-nique. Ils chantent, ils boivent le saké. C’est la fête, en famille, entre copains… Nous sommes heureux de participer à un pique-nique avec Keisho, Yuta, Hitano, Nicolas et Akiko ;

On peut trouver des stands de takoyakis à proximité.

Le dimanche suivant, nous allons fêter HANAMI avec Nicolas, Midori et Miyako vers le château de MATSUE.

Les stands sont nombreux pour alimenter les promeneurs.

A la fin de la floraison, le spectacle des cerisiers perdant leurs fleurs sous l’action du vent et tombant comme de la neige est superbe.

De retour à Osaka, nous avons le privilège de parcourir Osaka Mint Bureau en compagnie de Midori et de Nicolas, Les portes du jardin sont ouvertes au public pour une semaine seulement dans l’année, mi avril, période correspondant à la fin de la floraison. Plus de 300 arbres de plus de 100 variétés peuvent y être admirés.

Photo du voyage de Joëlle

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Oyé Oyé ! Une nouvelle pour le mois d’août ….

Bonjour cher internautes !

Nous sommes heureux de vous annoncer que des membres de l’association Japon-sur-Saône vont partir en voyage découvert au Japon ! Bien évidemment le thème principal de ce voyage au cœur du Kansai sera la découverte du pays mais aussi des familles typiques Japonaises. Les membres de l’association pourront visiter des villes telles que Osaka, Kobé, Matsuyama ou encore Hiroshima. Mais pourront aussi, durant une semaine dans une famille Japonaise, s’initier au Naginata, au Nihon Buyô,faire une dégustation de thé et plusieurs autre activités. Tout cela en continuant de découvrir les plus  belles régions de ce pays !

Le départ de tout ce petit monde se fera le 17 Août ! Bien sur, un compte rendu sera donné au retour du voyage.

 

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écrit par Alexandra

AéroPortée (De Lille à ToKyo)

AéroPortée (De Lille à ToKyo)

C’était il y a un certain temps, j’ai arrêté de compter pour pas les voir défiler, ces foutues années. Ça s’est passé comme ça : on a un frère, il part, à plus tard, j’ai pris mes billets pour te revoir. Et le jour J…:

On se précipite et on oublie des choses. On s’y prend à l’avance et on glande. A l’arrivée on est perdu.
Tout est neuf, design. On prend l’ascenseur, parce que faut pas déconner, on a des gros bagages. Et puis on arrive vers une station de bus.
Voyage dans une ville bizarre.
Des grosses voitures, tout le modernisme. Et puis des avions. Des tas d’avions. Qui s’envolent, qui atterrissent ou qui font rien.

Air France, Hungarian Airlines, British Airways, Air Algéria.

Ça se bouscule pour nous envoyer en l’air dans les quatre coins du monde.

San Francisco, Brème, Malaga, Antananariva, Seoul, Delhi…Nice

On reste halluciné face aux écrans affichant les départs. On time. Boarding. Closed….Take off

Une zone hors espace. Parce que tous les espaces du monde se chevauchent, on n’est nulle part. On est là, en transit. Y a un mètre t’était en France, ici t’es déjà ailleurs. C’est drôle quand on a ses billets et un passeport valide. On les voit les touristes. Ceux qui retournent dans leur chez eux, des photos plein l’appareil, des souvenirs plein les valises, des trucs à raconter plein la tête. On les voit pas les vols charters, les zones de rétention. Celles dont on parle. Ceux dont on tait le nom, parce qu’il n’en ont pas, parce qu’ils n’ont pas le bon bout de papier, le bon bout de peau. Même en venant ici, on voit rien. On est ébloui par toutes ces destinations. Là-bas c’est comment ? Là où je vais c’est comment ? Là où je suis ça dit quoi pour toi ? Le monde c’est grand comme ça ? Même plus mon gars.
Beyrout. Riad. Kiev. Dublin.
Et les boutiques en duty-free, ça éblouit, aussi. « Cool, c’est moins cher. Ben t’as qu’à acheter. T’as besoin de rien ? Un carré Hermès ? Non? Ben t’as qu’à acheter. T’es dans ton carré VIP, même si t’as pas une thune. »

Aérogare 2. Roissy-Charles De Gaulle. Terminal 2B.

L’autre jour, c’était un peu avant de partir, j’ai eu une drôle de pensée. C’était pas un rêve parce que je dormais pas. Pas vraiment une pensée non plus parce que je pensais pas. C’était un de ces trucs qui vous vient quand vous êtes entre votre nuit et votre jour. Un de ces trucs où tout ce qui vous traverse se mêle et s’assemble sans ressembler à rien.

Je nous voyais, nous les humains, avec sur le corps les limites du monde. Comme si on y avait dessiné ou gravé une mappemonde. L’Afrique sur un sein, l’Asie le long de la cuisse, et l’Océanie regroupée sur l’omoplate. Un planisphère humain. Un globe qui trotte. Et je me demandais si là, sur la courbe de mes hanches, cette mer, la mer Caspienne ou la mer Egée, je sais pas, était une vraie zone d’eau, à vif, ou s’il y avait une pellicule de protection, pour qu’on mette pas comme ça les doigts dans la mer. Et puis je me disais que c’était bien de porter comme ça le monde sur soi. Autant que le porter en soi.

Sur le monde y a les hommes et sur les hommes y a le monde.

….

Aérogare 2. Mon avion annulé, remplacé, arrivé attend. J’embarquerai à 18h20. Il est 16h57. Elle va en faire encore beaucoup des « tic tac » la grosse horloge digitale?.

On marche, on se traîne, les pieds, la valise. On tue le temps. Ça saigne.


Face à moi, sur les sièges quasi vides, trois japonais sont dans la même danse que moi. L’un, le nez sur le journal, l’autre sur le tarmac, le dernier enfoui dans son col, dort. Je mets mon nez dans un mouchoir. Les yeux à table, l’attente au menu.

On marche, on se traîne, ça saigne encore, tellement de temps à tuer.

….

Ca y est. Les Ladies et les Gentlemen, les deux ou trois lettres, les quelques chiffres, tout ça, c’est dit. C’est parti.

JAL

Ces trois lettres vont me transporter chez les nippons.

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écrit par Marion P.

Maneki Neko

Et vous que rapporteriez-vous du Japon ?

Comme tout bon touriste qui se respecte, vous vous devez de ramener un petit souvenir à garder ou à offrir. Pour ma part, mon très bref séjour au pays du soleil levant m’a « obligé » à dépenser frénétiquement pour acheter tout plein d’objets typiques. Je vais vous en présenter un très connu : le Maneki Neko (litt : le chat qui invite)

Plusieurs légendes se rapportent aux Maneki neko, mais la plus célèbre est certainement celle du chat du temple :

A l’époque de l’ère Edo, un seigneur qui passait devant un temple aperçu à l’entrée de ce dernier un chat qui se prélassait. Lorsque le seigneur s’est arrêté pour regarder le chat, celui-ci s’assied, et le salua en levant sa patte à son oreille. Intrigué, le seigneur s’approcha du chat. Soudain la foudre tomba exactement là où le seigneur se juste avant qu’il ne décide de répondre au salut du chat. Très reconnaissant, il fit des dons au temple une fois devenu riche.

Depuis ce temps « le chat qui invite » est considéré comme un porte-bonheur

Les Maneki Neko, aujourd’hui se retrouve sous toute forme d’objets porte-bonheur : statuettes en céramique de différentes tailles, peluches, bijoux de portables, mugs à café (j’en ai vu de très originaux avec un couvercle représentant les oreilles du chat), tirelires, cloches à vent, etc… le choix est énorme et varié.

Le geste de la patte du chat est souvent mal perçu par les occidentaux qui le voient plus comme un « au revoir », cela vient tout simplement du fait des différences du geste utilisé. Au Japon, on invite en levant la main, paume vers l’avant et en abaissant les doigts plusieurs fois, comme un chat qui se laverait les oreilles.

Il y a différentes sortes de Maneki Neko :

  • celui qui lève la patte gauche vous attirera la chance (ou pour un magasin la clientèle)
  • celui qui lève la patte droite attirera plutôt l’argent
  • quelques-uns lèvent les 2 pattes
  • ceux qui lèvent les 4 pattes sont très rares

Les Maneki Neko se trouvent également dans différents coloris suivant la chance à laquelle vous aspirez (tricolore, blanc, noir, rouge, vert, doré, ….), ou bien avec des attributs (colliers de perle, boissons, clochette, bavette…)

Il en existe tellement de différents qu’on se sent presque obligé d’en ramener un ou deux dans ses valises, c’est d’ailleurs ce que j’ai fait, et maintenant je les collectionne.

Et vous ? Adopterez-vous un Maneki Neko ?

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écrit par :

Frédéric H.